> Tiago, libre dans sa tête

Rédigé le 08/12/2017.

La montée en puissance de Sélestat, invaincu en championnat depuis deux mois, est parallèle à celle de son meneur portugais, Tiago Pereira qui compte bien mener son équipe vers un nouveau succès ce soir (20 h) contre Limoges.

Les techniciens qui scrutent le style de ce joueur lui découvrent, à chaque sortie, de nouvelles qualités. Constatant une aisance dans ses mouvements et une détermination dans ses initiatives qu’il n’avait pas encore trop montrées jusqu’à l’entrée de l’hiver, Tiago Pereira impacte de plus en plus son équipe et ses coéquipiers.

L’ancien du Benfica qui n’a marqué que six buts au cours des six premières journées, vient d’en passer treize au cours des cinq suivantes. Établissant son record, sûrement provisoire, en Proligue à quatre, vendredi contre Nancy. Au cours d’une soirée mémorable où il a multiplié les caviars. Quatre dans ce seul match contre huit passes décisives au cours des dix premiers.

« À l’heure actuelle, Tiago est le meilleur demi-centre du championnat », n’hésite pas à affirmer son coach Christophe Viennet, ravi de pouvoir s’appuyer sur un tel levier dans son groupe.

Les spectateurs, admiratifs, ont aussi remarqué une propension de la recrue lusitanienne à afficher un sourire permanent sur son visage. « C’est ma personnalité. Je souris tout le temps. J’ai besoin de parler. J’aime le contact. À la fin du match, je passe du temps avec tous les supporteurs. Au début, je ne parlais à personne. Ce n’était pas évident. Mais maintenant, je suis heureux. Et si je me sens bien à l’extérieur du terrain, je le suis forcément aussi sur le terrain. »

Et il apprécie le fait d’allonger la série de matches sans défaite en championnat en plaçant le curseur à sept après la victoire contre Nancy. « Nous venons de gagner trois de nos quatre derniers matches. Et le nul ramené de Pontault était un bon résultat. Notre motivation grandit avec cette série, estime Pereira. L’équipe sent que nous pouvons faire plus. Qu’il est encore possible de s’améliorer. Mais pour cela, nous avons besoin de travailler encore beaucoup. »

Quatre mois après son arrivée en Alsace, l’international portugais, qui pourrait retrouver sa place en équipe nationale s’il reste sur des prestations d’un tel niveau, s’est immergé dans le contexte et les exigences du championnat de France, bien supérieurs à celui de son pays. « Chaque match, chaque semaine ici, il faut être au maximum. C’est un moyen pour moi de progresser car si je ne suis pas bon aux entraînements, je ne vais pas jouer bien ».

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Photo Fabien Jordhery