> CHARTRES - SELESTAT ce soir à 20h00

Rédigé le 18/05/2018.

En ballottage (très) favorable après son succès mardi en demi-finale aller de Proligue (36-28), Sélestat plonge ce soir (20 h) dans le chaudron de la Halle Cochet de Chartres. Pour s’inviter en deuxième semaine et prolonger l’espoir d’un retour en Lidl Starligue.

On n’ose imaginer la pression qui doit habiter le club chartrain à l’aube de cette demi-finale retour. Car là où Chartres est ‘’obligé’’ de monter, au regard de ses moyens financiers surdimensionnés pour la Proligue et de son recrutement, mais aussi de son échec en finale des play-offs la saison passée, Sélestat n’est tenu à rien.

Bien sûr, Thomas Cauwenberghs s’imagine très bien rejouer dans une Lidl Starligue qu’il a fréquentée deux ans avec Ivry. Bien sûr, l’ailier droit et ses coéquipiers ont envie de prolonger leur « belle histoire » , d’être à jamais les premiers à rejoindre l’élite en ayant terminé cinquièmes de la saison régulière.

Mais toutes ces considérations sont presque secondaires dans les esprits violets. « On a avant tout tous l’envie de bien faire, de jouer, de s’amuser » , explique Thomas Cauwenberghs, dont l’équipe semble évoluer sans la moindre pression, alors même que l’enjeu devient plus grand.

La raison ? Sélestat a atteint son objectif de cette saison de reconstruction en s’invitant en play-offs. « On est délestés d’un poids, tout ce qui vient n’est que du bonus. » Et ce n’est donc peut-être pas un hasard si les joueurs de Christophe Viennet ont livré leur meilleure prestation mardi.

Comme tous ses coéquipiers, l’international belge s’est sublimé au meilleur des moments. S’il a connu, de son propre aveu, « une deuxième partie de saison plus difficile » , ‘’Caucau’’ est redevenu lui-même à l’approche du grand rendez-vous de fin de saison. On l’a ainsi vu efficace sur son aile droite (3 sur 4 au tir), on l’a aussi vu participer avec entrain au bel effort défensif de son équipe. Comme tous les cadres, il s’est efforcé de montrer la voie. « On avait besoin de tout le monde pour faire ce match plein. »

Sélestat a frappé fort, envoyé un message aux autres prétendants. Mais Sélestat n’est pas encore en finale des play-offs. Son ailier droit en est parfaitement conscient. Il sait qu’un retournement de situation est possible. Il en a été l’acteur, malheureux, lors des play-offs en 2013-2014. Quand Istres, en demi-finale, avait renversé Mulhouse, où il évoluait alors (29-23, 36-28).

Chartres, au bord du gouffre, pourrait n’en être que plus dangereux. Et il s’agira de résister à une révolte annoncée. « Ça sera l’enfer, c’est sûr et certain, anticipe Thomas Cauwenberghs. Nos adversaires ont de l’orgueil, ils vont vouloir proposer autre chose, nous mettre vite sous pression. »

L’avantage de huit buts acquis à l’aller ne sera pas de trop. Mais Sélestat ne veut pas gérer, ne peut pas gérer cette avance. « Ce serait une erreur de vouloir calculer, cela ne nous a jamais réussi » , souffle le doyen de l’effectif violet (32 ans), en exhortant ses coéquipiers à ne rien changer. « Si on est capable d’avoir le même investissement défensif, le même engagement, et je le crois, on ne sera pas loin de la finale. »

Et un peu plus près de la Lidl Starligue.

Article DNA / L'ALSACE Simon GIOVANNINI

Photo :  PhotoHand Thierry BABINOT