> Des espoirs à valider

Rédigé le 21/09/2012.

 

Défaits lors de la première journée face à Nantes, Quentin Eymann et les Violets affrontent ce soir Saint-Raphaël, autre gros bras du championnat. Avec l’intention de mettre à mal la hiérarchie.

 

Ce n’est bien sûr qu’un clin d’œil, mais il lui tenait visiblement à cœur. Durant l’intersaison, Quentin Eymann a troqué le numéro 19 pour le 68. « Je viens du Haut-Rhin, explique l’arrière droit violet, né à Thann. C’est une petite dédicace à mon département. J’y pensais déjà la saison dernière et je me suis dit : “Pourquoi pas ?” »

 

« C’est bien de faire une saison correcte, mais maintenant, il faut prouver et confirmer »

 

Ce changement de numéro ne devrait cependant pas tromper ses adversaires bien longtemps. Car après sa belle saison 2011-2012 (49 buts), Quentin Eymann n’est plus un inconnu en LNH. Au point d’avoir été retenu récemment parmi les Top 5 des espoirs du championnat par le quotidien L’Équipe.

 

« Ce sont des amis qui me l’ont dit, sourit le joueur de 21 ans. Même si cela fait toujours plaisir, je n’y prête pas trop attention. Cela ne veut pas dire que ma carrière est toute tracée. Je le vois plutôt comme un encouragement. »

 

La jeunesse n’empêchant pas la lucidité, l’arrière droit sélestadien sait au contraire que le plus dur commence pour lui. « C’était ma première saison en D1, tout le monde ne me connaissait pas forcément. C’est bien de faire une saison correcte, mais maintenant, il faut prouver et confirmer. »

 

Son club nourrit exactement le même objectif. Et après son départ manqué face à Nantes le week-end dernier (défaite 24-29), le Sélestat Alsace Handball entend cette fois créer l’exploit dans le Var. Qu’importe la différence de statut et de moyens entre les deux clubs.

 

« On ne va pas là-bas en se disant que Saint-Raphaël est installé dans le haut de tableau et que l’on ne peut pas gagner. On peut faire quelque chose », souffle Quentin Eymann.

 

Le Haut-Rhinois a encore en tête le match retour de la saison dernière (le 21 mars). « Nous n’étions pas si loin de la victoire », se remémore-t-il. En tête à la pause (17-18), les joueurs de Jean-Luc Le Gall avaient finalement cédé face à Stehlik, Megannem et Krakowski (24 buts à eux trois, 35-29 au final).

 

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