> Sélestat arrache un nul qui vaut presque une victoire

Rédigé le 30/09/2012.

 

Dans un duel à rebondissements, Sélestat aurait tout aussi bien pu l’emporter que perdre aux dépens de Cesson. En égalisant (23-23) dans les dernières secondes, Beauregard a fait bondir de joie partenaires et spectateurs.

 

On ne sait pas si cela a été le cas dans les foyers qui avaient décidé de suivre cette rencontre devant leur poste de télé. Mais au CSI en tout cas, plus aucun spectateur n’était resté assis sur sa chaise durant les deux dernières minutes. Le suspense était à son comble dans un match qui sentait le KO. Après avoir remonté quatre buts de retard (14-18), le SAHB était entré dans les neuf dernières minutes avec trois d’avance (21-18). Mais, dans le money time, Cesson-Rennes était revenu à la hauteur de son hôte et s’était même mis en selle pour une victoire sur le fil à l’entrée de la dernière minute (22-23).

 

Les Sélestadiens, qui n’avaient marqué qu’un but depuis huit minutes, étaient alors à deux doigts de la défaite. Il ne leur restait plus que la balle de match pour s’éviter un cruel épilogue. Alors quand le dernier tir de Beauregard s’est engouffré dans les filets d’un Genty qui n’est pas pour rien leader du classement des gardiens de la LNH, la salle a rugi de plaisir. Aussi fort que s’il s’était agi d’une victoire. Ce premier point de la saison a été accueilli comme tel.
 

Un sentiment mitigé

 

« Que ce soit moi ou un autre qui marque ce but n’est qu’anecdotique », souligne en préambule le dernier marqueur sélestadien. « C’était d’ailleurs dans mon intérêt de le marquer car je restais sur une faute défensive en oubliant de toucher Suty qui remet Cesson devant dans la dernière minute. Je me serais senti coupable de ne pas me racheter en égalisant. » N’empêche qu’il fallait le faire parce que la rugueuse défense rennaise était regroupée comme jamais afin de préserver son pécule. Que l’espace était réduit. Que l’arrière gauche restait sur deux échecs et que le gardien Yann Genty était chaud. Mais « Bobo » a trouvé la faille et marqué le but le plus important de la soirée.

 

Suite de l'article L'Alsace