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Rédigé le 30/11/2012.

 

Le match nul contre Montpellier n’était pas qu’un feu de paille. Sélestat l’a superbement prouvé en contraignant Chambéry au partage des points (35-35). Les progrès violets peuvent augurer des lendemains qui chantent.

 

Le 28 novembre 2012 fera date dans l’histoire du Sélestat Alsace Handball. Là où tout le monde ou presque repart battu du Phare depuis de longues saisons (voir par ailleurs), les Violets ont déjoué la logique, signant une performance jusque-là fantasmée. « Je ne m’attarde pas trop sur les statistiques, souffle Jean-Luc Le Gall. Mais ce résultat est bien sûr une fierté pour le club et pour l’équipe. »

 

Ce match-là restera forcément gravé dans la mémoire de l’entraîneur sélestadien. « Il y a beaucoup de moments forts dans la vie d’une équipe. Pour moi, la victoire contre Créteil la saison dernière lors de la première journée, pour notre retour en D1, était tout aussi forte, tout comme notre succès à Toulouse par exemple », indique-t-il. « Mais c’est sûr que les deux nuls contre Montpellier et Chambéry constituent des moments marquants », reprend Jean-Luc Le Gall.

 

Comme souvent depuis le début de la saison, les Violets n’ont pas sombré, même quand les vents étaient contraires (20-14 à la 28 e, 25-20 à la 37 e). Ils ont au contraire réussi à faire douter une équipe savoyarde fragilisée par une série de trois défaites consécutives. « On a su saisir les petites fenêtres de tir qui se sont présentées », apprécie le technicien alsacien.

 

Les Chambériens ont peut-être également payé leur manque de vigilance. « Je pense que Sélestat, à domicile, ne leur faisait pas peur. Je n’ai pas senti qu’ils nous craignaient. » L’assurance des coéquipiers de Guillaume Gille s’est diluée au fur et à mesure que le SAHB prenait confiance. « Je crois que ce match nul est relativement logique et mérite », ajoute Jean-Luc Le Gall.


« Envisager autre chose que le maintien »

 

Si la joie d’avoir pris un point était réelle (Chambéry menait 35-33 à trente secondes de la fin), les Sélestadiens nourrissaient également une pointe de frustration, celle de ne pas avoir décroché une victoire qui s’est un temps dessinée (26-29 à la 45 e).

 

« Avec le recul, je n’ai pas de regrets, assure le coach sélestadien. Nous n’avons pas encore assez de maîtrise dans ces moments-là. Mais c’est très bien que les joueurs aient cette envie de faire mieux. »

 

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Crédit Photo : Strasbourg Photo