> Un défi majuscule

Rédigé le 09/02/2013.

 

Les étoiles du PSG débarquent au Rhenus. Le Sélestat Alsace Handball brûle d’envie de malmener le leader incontesté et incontestable du championnat. Jusqu’à quel point ?

 

Les Sélestadiens peuvent-ils être les premiers à faire tomber le PSG cette saison en championnat ? Tout le public violet en rêve. Les coéquipiers de Jordan François-Marie s’imaginent sans doute aussi créer une immense sensation, ce soir dans un Rhenus une nouvelle fois complet pour cette rencontre de prestige. « Gagner ne relève pas de l’impossible. Mais il faudra faire le match parfait », lance l’arrière droit.

 

Inutile de rappeler le fossé, notamment sur le plan financier, qui sépare les deux clubs. Inutile de rappeler qu’une défaite sélestadienne relèverait d’une logique implacable. « Ce match face au PSG est un sommet médiatique, mais ce n’est pas le plus important de la saison. Les deux prochaines rencontres à Cesson et Tremblay le seront davantage », indique ainsi Jean-Luc Le Gall, lucide sans pour autant être résigné.


« Il faudra être capable de réaliser un match que l’on n’a encore jamais réalisé »

 

Le coach violet sait que son équipe s’attaque à un véritable Everest, une machine à gagner portée par des individualités au talent XXL. « Le PSG a démontré sa capacité à survoler le championnat. C’est aussi impressionnant que le Montpellier de la grande époque. »

 

Les treize autres clubs de D1 ont tous mordu la poussière lors de la phase aller, dans des proportions plus ou moins importantes. Créteil (30-28) et Tremblay (26-27) sont, eux, réellement passés tout près de l’exploit. « La plupart des joueurs parisiens avaient la tête aux Mondiaux à ce moment-là », nuance Jean-Luc Le Gall.

 

Et si les neuf internationaux du PSG n’ont pas coupé en janvier, certains sont revenus des championnats du monde sur un nuage (les Espagnols Sierra et Garcia en or, le Croate Kopljar en bronze) ou avides de revanche (le Danois Hansen, balayé en finale par l’Espagne, les Français Abalo, Dinart et Honrubia). « Je ne crois pas du tout à une démobilisation. Je pense même que Paris peut se montrer aussi impressionnant au début de la phase retour qu’il ne l’a été lors des premiers matches du cycle aller. »

 

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