> Sélestat balayé par le PSG au Rhenus

Rédigé le 10/02/2013.

 

Tous les cadors de LNH avaient jusque-là tremblé sur les terres de Sélestat. Montpellier avait même dû partager les points avec les Violets un magique soir de novembre. Mais hier au Rhenus, la marche était vraiment trop haute face à un PSG beaucoup, beaucoup trop fort (29-45).

 

Le miracle n’a pas eu lieu. Il ne s’est même jamais esquissé… Le fol espoir du Sélestat Alsace Handball d’être le premier à faire trébucher le leader du championnat s’est très rapidement transformé en cauchemar. Il fallait réaliser le match parfait, commettre le minimum d’erreurs pour espérer inquiéter un tant soit peu les stars du PSG. Les joueurs de Jean-Luc Le Gall ont, à l’inverse, complètement déjoué durant les trente premières minutes.


« On ne doit pas oublier ce match, mais on doit l’effacer »

 

Les Sélestadiens ont collectionné les pertes de balle (13 en première période), ouvrant la voie à une avalanche de contre-attaques parisiennes, avec, le plus souvent, Honrubia ou Abalo à la conclusion. Tout est allé trop vite hier pour les Violets, dépassés par la vitesse et la précision des coéquipiers de Didier Dinart.

 

« Nous sommes très déçus, ne pouvait que soupirer Arnaud Freppel, l’ailier droit alsacien, à l’issue d’une rencontre où Sélestat n’a pas affiché le visage qu’on lui connaît. Nous avions à cœur, comme à chaque fois au Rhenus, de bien faire. On s’attendait à une rencontre difficile, mais on est déçu par notre prestation. On voulait qu’il y ait un match… »

 

Le Petit Poucet n’a pas existé hier face à l’ogre de la capitale. Sélestat aura seulement résisté quatre petites minutes (1-1, 4 e), avant que le PSG ne fasse tomber la foudre une première fois (1-6 à la 10 e, puis 3-9 à la 14 e). Deux buts de François-Marie entretenaient l’illusion d’un rapproché (6-11, 16 e).

 

Une illusion de courte durée car le rouleau compresseur parisien se remettait en route, exploitant la moindre maladresse alsacienne. À peine six minutes plus tard, le PSG comptait déjà dix longueurs d’avance (6-16, 22 e). Jean-Luc Le Gall avait beau poser deux temps-morts, rien ne pouvait enrayer la déferlante (8-20, 27 e). Rien ne fonctionnait, à l’image de ces deux penalties ratés par Beretta et François-Marie. À la pause, le scénario d’une complète déroute violette avait pris de l’épaisseur (9-24).

 

« Ce n’est pas évident quand tu es rapidement à dix buts, souffle Arnaud Freppel. Tu essaies de ne pas regarder le tableau d’affichage, de rester concentré, de te remettre dans le match. Tu ne veux pas lâcher, car sinon derrière tu risques de prendre une grosse fessée… »

 

Il n’était plus question d’exploit, mais de laver un honneur en berne au terme d’une première période cauchemardesque. L’écart continuait pourtant d’enfler en seconde période (11-29 à la 40 e, puis 15-34 à la 44 e).

 

Le dernier quart d’heure était purement anecdotique et permettait à la jeune garde sélestadienne de s’illustrer (10 buts pour Eymann et Beretta dans les quinze dernières minutes, premier but pour Matzinger en D1 sur penalty). Le score final (29-45) se révélait tout aussi anecdotique.

 

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Crédit Photo : Jean Christophe DONR