> Le SAHB éliminé de la Coupe de France

Rédigé le 02/03/2013.

 

Plus déterminé, et surtout plus concerné par cette rencontre, le Mulhouse Handball Sud Alsace a logiquement, et presque trop facilement, remporté un derby face à Sélestat (34-29) qui lui ouvre les portes des quarts de finale de la Coupe de France.

 

Le pensionnaire de Pro D2 a bousculé la hiérarchie. Hier soir, le Mulhouse Handball Sud Alsace a mis au tapis, sans forcer son talent, une équipe de D1, Sélestat, qui n’a jamais été en mesure de lui contester la victoire. Les Bas-Rhinois ont paru empruntés, mal dans leurs pompes, et très loin de leur meilleur niveau face à une défense haut-rhinoise tout bonnement exceptionnelle. Le SAHB a couru après le score durant 60 minutes, rendant la victoire mulhousienne presque logique, alors qu’il s’agit là d’une performance de tout premier plan.


Ighirri réveille le Palais

 

En handball, on a coutume de dire que les exploits sont tout sauf légion. Qu’un petit ne battra jamais un gros, que David ne renversera jamais Goliath. Encore faudrait-il que le Goliath en question - hier il s’agissait du pensionnaire de Ligue Nationale Sélestat - daigne, ne serait-ce qu’un peu, confirmer son rang. Et ça, le capitaine bas-rhinois Olivier Jung ne pouvait pas le cacher : « On n’est jamais entré dans notre match. A partir de là, la victoire du MHSA est totalement méritée. »

 

Sélestat a donc oublié de jouer. C’est peut-être pour ça que la notion de derby n’a jamais eu raison d’être hier dans un Palais des sports, certes bien rempli (on dénombrait quelque 2500 personnes), mais qui a toujours autant de mal à s’enflammer. On craignait un match tendu, des coups bas, des mauvais gestes. Le comportement des deux équipes a été si exemplaire qu’on s’est parfois un peu ennuyé…

 

Il fallait d’ailleurs une première accélération mulhousienne conclue par un kung-fu d’Ighirri, alors que Mulhouse évoluait à 4 contre 6, pour réveiller la salle et permettre au MHSA de faire un premier break (10-6, 18e ). Pesic et Seri donnaient bien quelques sueurs froides à des Mulhousiens pourtant bien en place défensivement (10-8, 16-14), mais Martin avait depuis belle lurette réglé la mire et nettoyé les lucarnes de Fulop (17-14 à la pause).

 

Suite de l'article L'Alsace