> L’étape alpestre manquée, Sélestat devra franchir les Pyrénées

Rédigé le 11/03/2013.

 

Sélestat n’a rendu les armes (25-30) que dans les dernières minutes contre Chambéry et devra surtout assurer le coup vendredi à Billère.

 

Laszlo Fulop a tenu la baraque pendant une heure. Avec brio d’ailleurs puisque le gardien du SAHB a été crédité d’une quinzaine d’arrêts. Malgré cela, il n’a pas pu éviter une nouvelle défaite (25-30) à son équipe face à une formation chambérienne qui en est désormais à sept victoires consécutives en Alsace. Pourtant l’exploit n’était pas hors de portée. Quelques petits riens qui ont souri aux Sélestadiens lors du match aller et qui ont manqué trois mois plus tard au retour.

 

« Il nous a manqué à la fois plein de choses et en même temps pas grand-chose… relève le dernier rempart sélestadien. Un peu de lucidité, de la concentration et de la variété dans les tirs dans les moments décisifs. Jusque dans les dix dernières minutes, je croyais encore à la victoire. »

 

Entrer dans les money-time avec trois buts (22-25, 50e ) n’avait rien d’insurmontable pour Sélestat. Même contre un adversaire aussi huppé que Chambéry. « J’étais persuadé que c’était faisable , confirme le gardien hongrois. Depuis que je suis à Sélestat, nous avons souvent renversé des situations alors que nous étions en difficulté. C’est l’une des forces de notre équipe. Mais cette fois-ci, on n’y est pas arrivé. »


« On avait tous à cœur de ne rien lâcher »

 

L’écart a même doublé à ce moment du match pour atteindre, pour la première fois du match, six buts d’écart (22-28, 56e ). Les Sélestadiens, qui avaient beaucoup tiré sur leurs organismes en n’étant pas avares de leurs efforts, tiraient la langue. Ce manque de fraîcheur a joué en leur défaveur encore plus que certaines décisions arbitrales. « Tout le monde avait à cœur de ne rien lâcher. C’était le moment où il fallait rester accroché à Chambéry, leur mettre la pression, que l’inverse s’est passé , regrette celui qui vient de renouveler son bail avec Sélestat pour deux années supplémentaires. Dans les moments chauds, on rate des penaltys et des contre-attaques qui auraient pu nous permettre de revenir dans le match. C’est dommage. »

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Crédit Photo : Chris BIAU