> Une nouvelle fois, Sélestat frôle l’exploit face à un cador

Rédigé le 23/03/2013.

 

Jamais simple de se déplacer au stade des Flandres, l’une des salles les plus chaudes du championnat, encore moins quand il s’agit d’affronter une équipe en pleine confiance, avec déjà deux trophées à son actif cette saison et candidat déclaré à un ticket pour la ligue des champions. Sélestat aurait mérité de partager les points hier soir à Dunkerque (24-23).

 

Dunkerque n’aura pas livré une partie digne d’un candidat au podium, mais les Nordistes ont fait le « métier » et, face à des Sélestadiens encore tendres dans les moments cruciaux, cela a suffi. Yurij Petrenko, ancien pensionnaire dunkerquois, avait prévenu ses coéquipiers, les débuts de match des Dunkerquois sont souvent tonitruants, pour preuve la première mi-temps compliquée du match aller. Une fois n’est pas coutume, le premier quart d’heure a été timide (5-5), comme refroidi par un hiver qui n’en finit plus au bord de la mer du Nord. Aucune équipe n’a pris le dessus, la faute aux portiers, William Annotel, titulaire dans les cages dunkerquoises à la place de Vincent Gérard pourtant récemment appelé par Claude Onesta, répondait à Laszlo Fulop.

 

La seconde partie du premier acte a été plus agréable, la base arrière dunkerquoise, Erwan Siakam à sa tête obligeant les Alsaciens à réagir (10-8, 23e ). Dunkerque pensait enfin pouvoir faire tourner la machine à plein régime, mais la bonne entrée en attaque de Quentin Eymann (3/3 en 15e ) a freiné les ardeurs dunkerquoises jusqu’à la mi-temps (14-12).

 

Au retour des vestiaires, l’USDK a balbutié son handball. Eymann et Beauregard ont continué sur leur lancée, permettant à Sélestat d’entrevoir l’exploit (17-19, 45e ). Jusqu’au bout, la base arrière alsacienne allait faire souffrir les Dunkerquois. Le money-time allait être décisif (23-23, 58e ). On pourra regretter les multiples exclusions prononcées par le corps arbitral, Pesic exclu en payait les frais (47e ). Mais comme souvent dans les instants cruciaux, les grands joueurs font la différence. Vincent Gérard, bien aidé par une défense endurcie à sauver son équipe à plusieurs reprises, Pierre Soudry, décomplexé en l’absence de Sébastien Bosquet a offert la victoire aux siens. Ces petits « riens » qui font la différence avec les grosses cylindrées, c’est aussi ce ballon mal exploité dans la dernière minute alors que Sélestat était en supériorité numérique.

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo Denis Werwer