> Croire en des jours meilleurs

Rédigé le 29/04/2013.

 

Le printemps n’est pas rose pour les Violets. La défaite contre Saint-Raphaël, samedi au CSI, les oblige à briser très vite la spirale négative, pour éviter qu’il ne vire carrément au rouge.

 

La série de défaites à domicile – on se répète, mais c’est avant tout là que se construit un maintien – ferait presque oublier que Sélestat n’a finalement commis qu’un seul véritable impair depuis le début de la phase retour. « Contre Toulouse », souffle l’arrière droit Jordan François-Marie.

 

Même si les Violets portent en eux le refus de la fatalité, les revers face au PSG, Chambéry et Saint-Raphaël ne peuvent être considérés comme de réelles contre-performances. Si cela ne fait bien évidemment pas leurs affaires, c’est une réalité que personne ne peut nier.

 

Pas de “syndrome CSI”

 

« À la base, ce ne sont pas des matches évidents à gagner pour nous. Ce sont des grosses équipes du championnat », avance le Sélestadien, réfutant ainsi un éventuel “syndrome CSI”.

 

La lucidité n’empêche cependant pas la déception. « Quand on perd à domicile, même si c’est contre Saint-Raphaël, il n’y a pas grand-chose de positif… »

 

Ces ténors, le SAHB les accroche très souvent, mais il les bat encore très rarement. Cette 22e journée en a été une nouvelle et frustrante illustration.

 

« Je pense qu’il nous manque encore de l’expérience pour ce genre de rencontres, analyse Jordan François-Marie. J’avais aussi l’impression que l’on avait le match en main. »

Mais l’avance sélestadienne (23-21, 50e ) s’est trop vite évaporée. « On commet des petites erreurs, quand les tireurs adverses n’ont rien raté à ce moment-là de la partie. Ça joue sur des détails et ils n’étaient pas en notre faveur. Ce n’est pas la première fois… »


« Nous sommes à notre place »

 

Ces petits détails, ce sont aussi des performances individuelles pas forcément au diapason. « On fait partie des équipes où ça se voit quand deux ou trois joueurs sont moins bien. Ça arrive. La prochaine fois, ce sera peut-être à mon tour d’être moins performant », indique l’arrière droit, plutôt dans le (bon) ton contre Saint-Raphaël (huit buts).

 

En attendant, Sélestat glisse doucement mais sûrement vers le bas du classement. Mais l’heure n’est pas encore à la panique, selon Jordan François-Marie.

 

« On vient certes de perdre quatre matches, mais ces défaites étaient relativement logiques. Surtout, nous avons toujours trois points d’avance sur le premier relégable, rappelle-t-il. Nous avons encore les cartes en main. »

 

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Crédit Photo : Franck Delhomme