> Une explosion de joie

Rédigé le 18/05/2013.

 

En réalisant le match parfait, hier contre Créteil (34-21), le Sélestat Alsace Handball s’est ouvert les portes du paradis. Les Violets joueront toujours en D1 la saison prochaine. Et ce n’est que justice…

 

Quelle délicieuse première… Le premier succès sélestadien à domicile en 2013 s’est traduit par un bonheur intense. Les coéquipiers de Yuriy Petrenko avaient UN rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte. Ils l’ont superbement honoré, s’offrant un maintien mérité, fêté dans une communion que seul le public violet sait offrir.

 

On a très vite senti que rien ne pouvait arriver à ces Sélestadiens, que leur détermination, leur solidarité auraient sans mal raison d’une équipe de Créteil condamnée au succès pour continuer à espérer. Un arrêt d’Obrad Ivezic sur le premier tir cristolien, un missile de Jordan François-Marie pour placer d’entrée le Sélestat Alsace Handball en tête (1-0, 1re ).


«J’ai toujours dit que ce groupe-là était intelligent»


Et tout le monde les a suivis dans l’excellence. Pawel Podsiadlo, impérial hier, initiait un 7-0 qui laissait Créteil sans voix (8-1, 18e ). La défense, autour de Guynel Pintor, rayonnait, Ivezic se chargeait de corriger les rares erreurs de ses coéquipiers et Créteil déjouait totalement (10-3, 21e ).

Il suffisait de voir les regards, les poings serrés après chaque but, les incessants encouragements pour savoir, déjà, que Sélestat ne se louperait pas.

 

 

«C’est lors de ce genre de matches que l’équipe se resserre. On savait que l’on gagnerait tous ensemble », soulignait Arnaud Freppel, aussi comblé que soulagé. Podsiadlo, toujours lui, mettait au supplice la défense francilienne (13-4, 24e ). Les neuf buts d’avance à la pause auguraient de lendemains qui chantent (17-8).

 

Les Violets ne tombaient pas dans le piège du relâchement en seconde période et Frédéric Beauregard donnait d’emblée dix longueurs d’avance aux siens (18-8, 33e ). Michal Salami signait un sans-faute sur penalty et Sélestat s’envolait, inexorablement (23-11, 41e ). La joie s’emparait déjà du CSI, Jean-Luc Le Gall faisait participer tout le monde à la fête et Sélestat continuait son cavalier seul (26-14, 47e ).

 

 

La délivrance était là, toute proche. Et c’est tout un club qui exultait au coup de sifflet final. « On savait ce que l’on avait à faire, on l’a bien fait, commentait, sobre, mais ému, Jean-Luc Le Gall. On savait que c’est l’équipe qui devait gagner et on s’est montré super solides collectivement. »

 

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Crédit Photo : Franck Delhomme