> Podsiadlo, la preuve par 7

Rédigé le 19/11/2011.

 

Après son joli succès ramené de Toulouse, Sélestat aimerait le confirmer contre Nîmes. Face à un adversaire qui brille à l’extérieur, le SAHB compte notamment sur son meilleur buteur, Pawel Podsiadlo qui reste sur une série de trois matches à 7 buts.

 

Il est une époque, pas si lointaine, où le meilleur buteur du championnat portait le maillot sélestadien. C’était le cas d’Eric Gull (6,2 buts de moyenne lors de la saison 2002/2003), puis de Volker Michel (7,4 en 2003/2004). Sept ans après ces deux gauchers, le SAHB a mis la main sur un pur shooteur qui arme du bras droit. Depuis trois matches, Pawel Podsiadlo s’est mis en configuration top scoreur en marquant sept buts contre Chambéry, Montpellier et Toulouse.

 

Après des débuts plus timides (14 buts durant ses cinq premiers matches), l’arrière polonais n’a pas tardé à trouver ses marques et ses habitudes en martyrisant les défenses et les gardiens adverses. « J’ai été carrément déboussolé lors des premiers matches de championnat qui n’avaient rien à voir avec les matches de préparation. J’étais habitué à affronter des défenses à plat en 0-6 comme toutes les équipes le pratiquent en Pologne. Mais en France, beaucoup d’équipes jouent en 3-2-1. J’ai donc commis pas mal d’erreurs. Après ce petit temps d’adaptation, j’ai compris. Ces défenses qui varient, il faut les affronter en un contre un. Ça me va bien. »

 

A l’entendre, tout va d’ailleurs très bien pour ce joueur qui découvre pour la première fois une autre ligue que la sienne et un autre club que Kielce en Pologne. Car cet échalas frisant le double mètre y a fait toutes ses classes. De l’âge de 12 ans jusqu’à son départ cet été à 25 ans. Barré sur son poste par l’international Michal Jurecki de retour au pays, Pawel s’était décidé à couper le cordon. « Après avoir joué soixante minutes par match, je m’ennuyais sur le banc. » Il lui a donc fallu partir. Mais où ? C’est là qu’intervient Michal Salami qui jouait à ses côtés avant de trouver sa voie à Sélestat. « Je savais que le club cherchait un arrière gauche et quand j’ai appris que Pawel voulait quitter Kielce, j’ai pensé à lui. Je connaissais bien son jeu. Il est très fort et a joué en équipe nationale. J’en ai donc parlé à l’entraîneur et aux dirigeants. » Jean-Luc Le Gall avait déjà croisé sa route en 2005 avec Créteil en Coupe EHF. « On avait gagné de 14 buts à l’aller et je ne me rappelais plus vraiment de lui. »

 

Après quelques complications car des propositions étaient venues d’autres clubs polonais et d’un club de D2 allemande candidat à la Bundesliga, les deux hommes se sont donc finalement retrouvés sous le même maillot. Et ils ne s’en plaignent pas. Le coach souligne aussi ses qualités de passeur : ..... suite de l'article L'Alsace