> N2 : La vague violette

Rédigé le 21/05/2018.

On attendait un derby disputé, comme à l’aller (30-30). Il n’en a rien été, la réserve sélestadienne ayant logiquement dominé une équipe de Plobsheim étonnamment absente hier.

« Je n’ai pas reconnu mon équipe » , soupire Jean-Luc Kieffer. Le coach du POC ne doit pas être le seul. Certes, la réserve de Sélestat est « une belle équipe ». Mais quand on lui laisse autant de libertés, comme hier, elle ne se prive pas pour les exploiter.

Le POC a toujours été à la traîne. Du début à la fin. Dans le premier quart d’heure, le trio Maucieri-Larouche-Deghaud va prendre tous les tirs et inscrire tous les buts violets. Les Sélestadiens ont alors déjà pris le large (6-11, 14e ). Meaude, sur penalty, échoue face à Kriszt, son ancien coéquipier. Plobsheim semble quelque peu se reprendre. Dhenin ramène les siens à deux longueurs (12-14, 21e ), Huck ensuite détourne la tentative de Deghaud sur penalty. Mais les joueurs de Thierry Demangeon continuent de courir et de tourmenter une défense orange bien trop laxiste (13-19, 26e ).

À la pause, le POC peut encore nourrir un mince espoir de contrarier le 3e du championnat (16-20). Encore un peu plus après le but rapide de Loyau en seconde période (17-20, 31e ). Et subitement, plus du tout après le 5-0 initié par Deghaud et conclu par Larouche (17-25, 36e ). Cette première vague est suivie d’une autre, tout aussi forte, qui laisse le POC très loin derrière (19-26 à la 38e puis 19-31 à la 41e ). Fischer, de retour dans le but orange après une très longue blessure, s’illustre face à Mey puis Deghaud, partis seuls en contre-attaque, mais cela ne change évidemment rien à l’issue de la rencontre. Un petit relâchement violet dans le dernier quart d’heure empêche une note plus salée pour une défense de Plobsheim dépassée (31-40).

Thierry Demangeon, l’entraîneur sélestadien, peut s’estimer satisfait de la prestation de ses jeunes joueurs. « On a à cœur de terminer correctement la saison. Et on va essayer d’accrocher la deuxième place (Metz ne compte plus qu’un point d’avance). » Pour son homologue Jean-Luc Kieffer, le discours est, forcément, beaucoup moins enjoué. « L’attitude ne m’a pas plu. On a déjoué, encaissé beaucoup trop de buts. Ça manquait de gnaque et de mental. » Il y aura des jours meilleurs…

Mi-temps : 16-20. Arbitres : MM. Chappat et Préfot.

Plobsheim  : Huck (1-4e , puis 15e-40e , 6 arrêts dont 1 pen.) et Fischer (4e -15e puis 40e -60e , 7 arrêts) au but. Haas 1/1, Vetter 1/4, Loyau (cap.) 2/9, Dhenin 6/14, Griesmar 5/7 dont 3/3 pen., Graff 2/4, Krieger 4/5, Echinard-Linden 2/3, Meaude 2/5 dont 0/1 pen., Kempf 6/10.

Sélestat ii  : Kriszt (cap., 1-30e , 7 arrêts) et Fourg (31e -60e , 12 arrêts) au but. Anzuini 5/6, Mey 5/7 dont 2/2 pen., Zaepfel 3/3, Maucieri 5/8, Cadel 1/3, Vassilev 3/6, Deghaud 9/15 dont 0/1 pen., Lenne 3/3, Larouche 6/10.

Article et Photo DNA / Journal L'ALSACE Simon GIOVANNINI